Archives de Catégorie: Lettre du mois

Le tabac et la santé bucco-dentaire

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tabac dentLes goudrons et autres produits émanant de la pyrolyse de la cigarette occasionnent des dépôts jaunâtres sur les dents ainsi que des mycoses buccales.

Le tabagisme augmente la prévalence des caries. Selon le Journal of Dental Research (octobre 2015), après 60 ans un fumeur garde en moyenne 11 dents, contre 18 dents chez les non-fumeurs. Il y a un risque dose-effet clairement établi.

Les gingivites et parodontites sont plus fréquentes chez les fumeurs avec un risque relatif de RR 1.5 à 5. Cela est vrai pour toutes les formes de tabagisme.

Les soins dentaires sont moins efficaces chez les fumeurs qui rencontrent plus de complications comme des difficultés à cicatriser ou des infections lors des extractions. Les implants échouent 2.5 fois plus que chez les non-fumeurs.

Plus grave encore, les lésions cancéreuses sont 6 fois plus fréquentes chez le fumeur.

Les bonnes nouvelles :

L’arrêt du tabac permet de retrouver une belle coloration dentaire, permet l’arrêt de la perte du parodonte. De plus, la gencive se régénère après 1 an et les lésions précancéreuses peuvent régresser.

Mais les dents perdues le sont pour toujours.

mégot écrasé

Vous pensez à arrêter de fumer, vous voulez mûrir votre décision, prenez rendez-vous chez un tabacologue dans votre région.

Les séances sont fortement remboursées par la mutuelle.

 

                                                       Maltier Paule-Rita, psychologue

Tabac et santé sexuelle

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Tabac et santé sexuelle

Chaque année 6 millions de personnes meurent du tabac dans le monde. 600.000 de ces décès sont des personnes non fumeuses qui côtoient des fumeurs. (OMS,  2014)

En Belgique, une femme sur 5 est fumeuse et un homme sur 4 est fumeur.

Le tabagisme a des répercussions sur la santé sexuelle des couples.

Par exemple, saviez-vous :

  • Messieurs qu’en fumant (ou en vous exposant à la fumée) vous augmentez vos troubles érectiles, diminuez la quantité, la mobilité et la normalité de vos spermatozoïdes, rendant la conception plus compliquées. Vos spermatozoïdes maltraités par la cigarette font peser un risque d’anomalies chromosomiques à votre futur bébé.

 

  • Mesdames qu’en fumant (ou en vous exposant à la fumée) vous diminuez vos sécrétions vaginales augmentant ainsi le risque de douleur lors de la pénétration, augmentez vos risques de développer un cancer du sein, de col de l’utérus, de la vulve ; diminuez vos chances de procréer, augmente le risque de fausses couches, de grossesse extra-utérine, de malformations fœtales, de développement anormal du cerveau de votre futur enfant.

Vous désirez améliorer votre sexualité, vous désirez un enfant…  Faites vous aider pour arrêter de fumer.

Fumer est un comportement à risque pour votre santé et la santé de votre entourage.

 

Outils pour le couple durable : traité de paix

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Traité de paix[1]

Afin de pouvoir vivre ensemble longtemps et en harmonie, afin de sans cesse développer et approfondir notre amour et notre compréhension mutuelle, nous nous engageons à respecter et à mettre en pratique dans nos vies les articles suivants du traité de paix:

 

Moi qui suis en colère, j’accepte:

  1. d’éviter de dire ou faire quoi que ce soit qui puisse causer de plus amples dommages ou qui risque de renforcer la colère.
  2. De ne pas réprimer ma colère.
  3. De respirer doucement pour calmer ma colère.
  4. De parler calmement de ma colère à celui (celle) qui l’a provoquée, et ceci dans un délai de 24 heures, que ce soit oralement ou par écrit.
  5. De demander un rendez-vous plus tard dans la semaine verbalement ou par écrit, (par exemple vendredi soir) afin de discuter plus profondément du problème.
  6. De ne pas me dire: “Tout va bien, je ne suis pas en colère, je ne souffre pas. Je ne vois pas pourquoi je serais en colère, il n’y a aucune raison…”
  7. De contempler profondément ma vie quotidienne et de pratiquer le silence afin de voir :
    1. quand je n’ai pas été assez attentif(ve) ou délicat(e).
    2. comment j’ai blessé l’autre à cause de ma façon habituelle d’agir.
    3. comment la colère déjà en moi est la première cause de ma colère.
    4. que la souffrance de l’autre personne, qui a réveillé ma colère, n’est que la cause secondaire de ma colère.
    5. que l’autre cherche à soulager sa propre souffrance.
    6. que tant que l’autre souffre, je ne peux pas être vraiment heureux(se).
  8. De demander pardon tout de suite, sans attendre la date prévue, aussitôt que je réalise mes maladresses et mon absence d’attention.
  9. De repousser la date du rendez-vous si je ne me sens pas assez calme pour parler et écouter.

 

Moi, qui ai provoqué la colère de l’autre, j’accepte:

  1. De respecter les sentiments de l’autre, de ne pas chercher à le ridiculiser et de lui laisser le temps de retrouver son calme.
  2. De ne pas le (la) pousser à s’expliquer tout de suite.
  3. De répondre à la demande de rendez-vous verbalement ou par écrit, et de lui assurer que je serai présent(e)
  4. De pratiquer la respiration consciente et de prendre refuge en moi-même afin de voir que:
    1. j’ai en moi des graines de colère et de méchanceté ainsi qu’une tendance à provoquer la colère chez l’autre.
    2. faire souffrir l’autre était un moyen de soulager ma propre souffrance.
    3. faire souffrir l’autre, c’est me faire souffrir également.
  5. De demander pardon aussitôt que je réalise ma maladresse et mon manque d’attention, sans essayer de me justifier et sans attendre le rendez-vous prévu.

 

 

 

Signé ce jour : __________________________________

 

 

 

[1] Inspiré de « La Plénitude de l’instant », Thich Nhat Hanh Marabout, 1992

 

Transgenre, c’est dans ma culture

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transgenreTransgenre, transsexuel ? Une explication s’impose

Dans le langage courant, le mot transsexuel s’impose. Il désignerait les individus qui désirent changer de sexe. Un homme transsexuel désirerait avoir un corps de femme. Une femme transsexuelle désirerait avoir un corps d’homme.

L’usage et le sens de ce mot sont totalement inadéquats au regard du vécu des personnes trans.

D’abord, le mot transsexuel est mal choisi. L’usage du suffixe « sexuel » laisse entendre que la question trans est :

  • Soit une affaire de sexe, de génital. Comme si la question fondamentale de la personne trans était d’avoir un clitoris ou un pénis.
  • Soit une affaire de sexualité et de préférence sexuelle (hétéro, homo, bi,…).

Ensuite, la définition du mot transsexuel ne définit en aucun cas le vécu des personnes trans.

La personne trans ne désire pas changer de sexe.

Le mot « transgenre » recouvre mieux la réalité vécue par la personne trans.

En effet, la question est affaire de genre.

Un affaire de genre :

Dans une société qui lie fortement genre et organe génital. Cette question est compliquée à penser. Car nous avons été éduqué, et toute notre société se construit, sur la distinction entre homme et femme avec le lien intrinsèque un homme = pénis et une femme = vagin.

Mais ce lien homme = pénis et femme = vagin n’est pas une donnée de toutes les cultures. Par exemple, chez les Inuits le genre et le sexe biologique ne coïncident pas nécessairement.

Fille-ou-garcon échographie différenciation sexuelle

Etape de la différenciation sexuelle

Et la classification des êtres humains en homme ou femme est une classification réductrice qui ne permet pas à de nombreuses personnes d’être reconnues dans leur singularité. L’exemple le plus marquant est celui des personnes intersexes. 

Les personnes intersexes sont des personnes dont on ne peut identifier le sexe à la naissance. On n’en connait pas le nombre exact car ce sujet reste tabou et l’enfant est opéré dès la naissance pour cacher sa singularité. L’opération consiste donc à faire rentrer l’enfant dans la vision binaire (homme-femme) de notre société. Alors que cette réalité de l’intersexe pourrait permettre de revoir la théorie du genre binaire.

Le genre est donc une construction socio-culturelle avec des critères bien définis. Il s’agit pour les individus d’entrer dans l’une ou l’autre des catégories.

Par exemple, si vous croisez une personne dans la rue avec de la barbe et une poitrine. Votre esprit (qui a été éduquer à classer sur un mode binaire) ne va pas pouvoir faire avec ces deux informations car vous avez appris qu’une femme n’a pas de barbe et qu’un homme n’a pas de sein.

Pourtant certaines femmes ont de la barbe et se voient contraintes de la cacher. (C’est pourquoi actuellement dans notre culture, nous en voyons peu. Mais posez la question à une esthéticienne). Certains hommes ont de la poitrine et sont malmenés par leur groupe de pair pour cette particularité.

La construction sociale de genre maltraite.

En fait, la construction sociale des catégories de genres maltraitent une grande majorité de la population. Mais, nous sommes tellement entourés de cette maltraitance que nous ne la percevons plus.

Nous les femmes devons, pour être considérées de vraies femmes, être douces, élégantes, épilées…

Nous les hommes devons, pour être considérés comme de vrais hommes, être forts, indépendants, imposants, avec une belle carrure…

Et, l’on tente comme on peut de faire rentrer notre corps, notre comportement dans le critère social.

Au lieu de remettre en question notre mode de classification binaire, nous préférons maltraiter nos corps, réprimer certains comportements.

Parfois, il nous suffit de nous épiler pour rentrer dans le critère. Parfois, le prix est trop important et la personne à force de se soumettre à cette construction sociale, s’éloigne trop de ses ressentis, de son identité.

Il n’y a pas deux genres dans la nature.

Il y a deux genres dans la culture. Dans la nature c’est chacun son genre.

La personne transgenre est plus proche de la complexité de l’être humain. Il est plutôt rare d’être 100% homme ou 100% femme.

Le combat que mènent les transgenres pour être respectés dans notre société, n’est pas un combat de personnes transgenres. Il est un combat pour le droit d’être soi.

Il est un combat pour le droit d’être un individu dans toute sa complexité. Il est le combat de tous les individus qui désirent être des êtres humains libres de toutes dominations sociales maltraitantes.

isolementLa personne transgenre est malade :

Il est fréquent que la personne transgenre souffre de phobie sociale, d’anxiété, de dépression, …  Tous ces troubles ne sont pas directement lié au fait d’être transgenre mais seulement au fait de vivre de la discrimination.  C’est donc le rejet dont sont victimes les transgenre qui les rend malades.  En effet, les recherches montrent que les personnes transgenres qui bénéficient d’un entourage soutenant sont en bonne santé.

Références :

Budge, S. L., Katz-Wise, S. L., Tebbe, E. N., Howard, K. S., Schneider, C. L., & Rodriguez, A. (2013). Transgender emotional and coping processes: Facilitative and avoidant coping throughout gender transitioning. The Counseling Psychologist, 41(4), 601-647. doi:10.1177/0011000011432753

Budge, S. L., Adelson, J. L., & Howard, K. S. (2013). Anxiety and depression in transgender individuals: The roles of transition status, loss, social support, and coping. Journal Of Consulting And Clinical Psychology, 81(3), 545-557. doi:10.1037/a0031774

Sironi, F., Psychologies des transsexuels et des transgenres, Paris, Odile Jacob, 2011.

http://www.genrespluriels.be

Vidéo en anglais et en français :

http://www.genrespluriels.be/Being-a-trans-person-in-a-two

Pour toutes informations complémentaires :

Maltier Paule-Rita

0495/22.74.48

Centre Médical Cap-Santé

Avenue Albert 1er

1342 Limelette