Archives de Catégorie: Sexologie

La vasectomie

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De plus en plus d’hommes souhaitent prendre une part de responsabilité dans la santé relationnelle et sexuelle pour eux-mêmes ou pour leur couple.

C’est ainsi que certains d’entre eux choisissent la vasectomie afin d’éviter des grossesses non désirées mais également pour éviter à leur.s partenaire.s de porter le point entier de la contraception tout au long de la vie du couple.

Qu’est ce que la vasectomie ?

La vasectomie consiste à bloquer le passage des spermatozoïdes -fabriqués dans les testicules- vers l’urètre.  Pour cela, il s’agit de sectionner les canaux déférents.  L’homme continue d’éjaculer.  Cette opération n’a aucune conséquence sur l’érection, l’éjaculation, les sensations lors de l’orgasme.  Simplement, le liquide séminal ne contient plus de spermatozoïdes.

Schéma de la vasectomie :

Comme on le voit sur le schéma, ce sont les canaux déférents qui sont coupés.  Les testicules fabriquent toujours les spermatozoïdes mais ils ne passent plus vers l’urètre.  Les vésicules séminales, elles, sont toujours reliées à l’urètre.  La production du liquide séminal par les vésicules garantit l’éjaculation.  Celle-ci est dite azoospermique, c’est-à-dire sans spermatozoïde.  La quantité d’éjaculat reste identique.  Les spermatozoïdes sont quant à eux assimilés par l’organisme sans aucune conséquence.

Est-ce visible ?

Presque pas. L’opération est en générale faite sous anesthésie locale.  Lorsque l’opération est terminée, il reste deux petites cicatrices (5mm) sous les testicules.

La quantité et la pression de l’éjaculat restent identiques.  Le fonctionnement hormonal, l’érection, le plaisir et le désir ne sont pas modifiés.

Efficacité ?

Durant les trois mois suivants l’opération, un autre moyen contraceptif est nécessaire.  En effet, cette période permet la disparition complète des spermatozoïdes dans le sperme.  Seule l’analyse d’un échantillon (spermogramme) permettra de s’assurer de la stérilité.  Avant cette analyse, il s’agit de ne prendre aucun risque sans quoi une grossesse est possible.

Est-ce réversible ?

Oui mais seulement dans 50% des cas.  C’est donc une décision importante que les hommes préfèrent prendre quand ils ne souhaitent plus avoir d’enfant.  Notez cependant que si l’opération de réversibilité – appelée vasovasectomie – n’était pas envisageable, les testicules continuant de produire des spermatozoïdes, il est possible de prélever ceux-ci afin de procéder à une insémination.  La congélation préventive – avant de procéder à l’opération – des spermatozoïdes peut être une autre solution.

Pour en savoir plus sur la vasectomie en vidéo :

Maltier Paule-Rita

Psychologue-sexologue-tabacologue

Centre médical Cap santé

0495/22.74.48

Le clitoris

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Ce n’est qu’en 1998 que l’on connaît enfin anatomie exacte du clitoris.  En 2008 arrivent les premières échographies du clitoris.  Plutôt surprenant qu’il faille attendre le 21ième siècle pour se pencher sur le sexe des femmes !  Il semble qu’un tabou continue de dominer la sexualité des femmes au point que les recherches restent frileuses en la matière.  La religion pour qui la sexualité est procréatrice et la psychanalyse au travers Freud qui a fait croire aux femmes de son époque qu’un orgasme clitoridien est une preuve d’immaturité participent de ce tabou.  Il est temps de rendre au clitoris ses titres de noblesses.

Le clitoris-en-3dclitoris est un corps érectile avec plus de 8000 terminaisons nerveuses.  Il est composé d’un capuchon et d’un gland. Le gland, recouvert par le capuchon, constitue sa partie visible à l’intersection des petites lèvres.     Il se compose de différentes parties : Le capuchon est protégé par un repli de peau formé à l’avant des petites lèvres. Le gland est situé tout au bout. Il est formé de muqueuse (rose et très sensible, mesurant entre 0,5 et 1 cm.  La racine (prolongement invisible du gland mesure 8 cm de long et 5 cm de large) se divise en deux parties (double arche) qui vont entourer les bords latéraux du vagin et de l’urètre.

Le clitoris est la principale source de plaisir féminin.  95% des femmes qui le connaissent parviennent à l’orgasme en moins de quelques minutes en le stimulant.  Lors de la pénétration, les contractions périnéales réflexes stimulent la double arche du clitoris ce qui amène à l’orgasme.  Ce qu’on appelait « l’orgasme vaginal » serait donc la stimulation du clitoris via les bords latéraux du vagin.  Cet orgasme serait donc un orgasme « clitoridien ».

Pour mieux comprendre le fonctionnement, voici une vidéo de 10 minutes qui montre sous échographie les stimulations du clitoris.

 

 

Reportage Arte : l’histoire du clitoris

 

Maltier Paule-Rita
Psychologue-sexologue
Centre médical Cap Santé – LIMELETTE
therapeutemaltier.wordpress.com
therapeutemaltier@gmail.com
0495/22.74.48

 

La formation de sexologue

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MaltierAvant de choisir un sexologue, assurez-vous que celui-ci a reçu une formation universitaire.  En effet, cette profession n’est pas encore protégée. N’importe qui peut  s’installer comme sexologue.  Il s’agit donc d’être prudent.

Pour faire votre choix, rendez-vous sur le site de la SSUB, société des sexologues universitaires de Belgique.  Une carte de Belgique vous permettra de choisir le sexologue formé le plus proche de chez vous.

Le sexologue universitaire reçoit une formation pluridisciplinaire.

Cette formation l’amène à poser un regard multidisciplinaire sur votre difficulté.  Le sexologue cherchera avec vous les facteurs impliqués.  S’agit-il d’une problématique médicale, psychologique, relationnelle et/ou encore culturelle ?  Amène-t-elle une dimension éthique voire légale ?   Pour mener à bien sa mission d’investigation, le sexologue s’appuie sur  un réseau.  Cela sans jamais déroger à la règle du secret professionnel.  Chaque démarche est pensée et posée en accord avec vous, le patient.

Par exemple, le sexologue pourra vous demander des examens complémentaires à faire chez votre médecin : diabète, tension, … afin d’écarter des causes organiques.

La plupart du temps, un sexologue a également d’autres formations universitaires en plus.  Certains d’entre eux sont psychologues, d’autres gynécologues ou urologues.

Dans mon cas, je suis formée à la psychologie ainsi qu’à la prise en charge des abus sexuels et des violences dans le couple/la famille.

Maltier Paule-Rita, Psychologue – sexologue

Centre médical Cap Santé – Avenue Albert 1er – 1342 Limelette

Téléphone : 0495/22.74.48.

therapeutemaltier@gmail.com

Tabac et santé sexuelle

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Tabac et santé sexuelle

Chaque année 6 millions de personnes meurent du tabac dans le monde. 600.000 de ces décès sont des personnes non fumeuses qui côtoient des fumeurs. (OMS,  2014)

En Belgique, une femme sur 5 est fumeuse et un homme sur 4 est fumeur.

Le tabagisme a des répercussions sur la santé sexuelle des couples.

Par exemple, saviez-vous :

  • Messieurs qu’en fumant (ou en vous exposant à la fumée) vous augmentez vos troubles érectiles, diminuez la quantité, la mobilité et la normalité de vos spermatozoïdes, rendant la conception plus compliquées. Vos spermatozoïdes maltraités par la cigarette font peser un risque d’anomalies chromosomiques à votre futur bébé.

 

  • Mesdames qu’en fumant (ou en vous exposant à la fumée) vous diminuez vos sécrétions vaginales augmentant ainsi le risque de douleur lors de la pénétration, augmentez vos risques de développer un cancer du sein, de col de l’utérus, de la vulve ; diminuez vos chances de procréer, augmente le risque de fausses couches, de grossesse extra-utérine, de malformations fœtales, de développement anormal du cerveau de votre futur enfant.

Vous désirez améliorer votre sexualité, vous désirez un enfant…  Faites vous aider pour arrêter de fumer.

Fumer est un comportement à risque pour votre santé et la santé de votre entourage.

 

Outils pour le couple durable : traité de paix

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Traité de paix[1]

Afin de pouvoir vivre ensemble longtemps et en harmonie, afin de sans cesse développer et approfondir notre amour et notre compréhension mutuelle, nous nous engageons à respecter et à mettre en pratique dans nos vies les articles suivants du traité de paix:

 

Moi qui suis en colère, j’accepte:

  1. d’éviter de dire ou faire quoi que ce soit qui puisse causer de plus amples dommages ou qui risque de renforcer la colère.
  2. De ne pas réprimer ma colère.
  3. De respirer doucement pour calmer ma colère.
  4. De parler calmement de ma colère à celui (celle) qui l’a provoquée, et ceci dans un délai de 24 heures, que ce soit oralement ou par écrit.
  5. De demander un rendez-vous plus tard dans la semaine verbalement ou par écrit, (par exemple vendredi soir) afin de discuter plus profondément du problème.
  6. De ne pas me dire: “Tout va bien, je ne suis pas en colère, je ne souffre pas. Je ne vois pas pourquoi je serais en colère, il n’y a aucune raison…”
  7. De contempler profondément ma vie quotidienne et de pratiquer le silence afin de voir :
    1. quand je n’ai pas été assez attentif(ve) ou délicat(e).
    2. comment j’ai blessé l’autre à cause de ma façon habituelle d’agir.
    3. comment la colère déjà en moi est la première cause de ma colère.
    4. que la souffrance de l’autre personne, qui a réveillé ma colère, n’est que la cause secondaire de ma colère.
    5. que l’autre cherche à soulager sa propre souffrance.
    6. que tant que l’autre souffre, je ne peux pas être vraiment heureux(se).
  8. De demander pardon tout de suite, sans attendre la date prévue, aussitôt que je réalise mes maladresses et mon absence d’attention.
  9. De repousser la date du rendez-vous si je ne me sens pas assez calme pour parler et écouter.

 

Moi, qui ai provoqué la colère de l’autre, j’accepte:

  1. De respecter les sentiments de l’autre, de ne pas chercher à le ridiculiser et de lui laisser le temps de retrouver son calme.
  2. De ne pas le (la) pousser à s’expliquer tout de suite.
  3. De répondre à la demande de rendez-vous verbalement ou par écrit, et de lui assurer que je serai présent(e)
  4. De pratiquer la respiration consciente et de prendre refuge en moi-même afin de voir que:
    1. j’ai en moi des graines de colère et de méchanceté ainsi qu’une tendance à provoquer la colère chez l’autre.
    2. faire souffrir l’autre était un moyen de soulager ma propre souffrance.
    3. faire souffrir l’autre, c’est me faire souffrir également.
  5. De demander pardon aussitôt que je réalise ma maladresse et mon manque d’attention, sans essayer de me justifier et sans attendre le rendez-vous prévu.

 

 

 

Signé ce jour : __________________________________

 

 

 

[1] Inspiré de « La Plénitude de l’instant », Thich Nhat Hanh Marabout, 1992

 

Transgenre, c’est dans ma culture

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transgenreTransgenre, transsexuel ? Une explication s’impose

Dans le langage courant, le mot transsexuel s’impose. Il désignerait les individus qui désirent changer de sexe. Un homme transsexuel désirerait avoir un corps de femme. Une femme transsexuelle désirerait avoir un corps d’homme.

L’usage et le sens de ce mot sont totalement inadéquats au regard du vécu des personnes trans.

D’abord, le mot transsexuel est mal choisi. L’usage du suffixe « sexuel » laisse entendre que la question trans est :

  • Soit une affaire de sexe, de génital. Comme si la question fondamentale de la personne trans était d’avoir un clitoris ou un pénis.
  • Soit une affaire de sexualité et de préférence sexuelle (hétéro, homo, bi,…).

Ensuite, la définition du mot transsexuel ne définit en aucun cas le vécu des personnes trans.

La personne trans ne désire pas changer de sexe.

Le mot « transgenre » recouvre mieux la réalité vécue par la personne trans.

En effet, la question est affaire de genre.

Un affaire de genre :

Dans une société qui lie fortement genre et organe génital. Cette question est compliquée à penser. Car nous avons été éduqué, et toute notre société se construit, sur la distinction entre homme et femme avec le lien intrinsèque un homme = pénis et une femme = vagin.

Mais ce lien homme = pénis et femme = vagin n’est pas une donnée de toutes les cultures. Par exemple, chez les Inuits le genre et le sexe biologique ne coïncident pas nécessairement.

Fille-ou-garcon échographie différenciation sexuelle

Etape de la différenciation sexuelle

Et la classification des êtres humains en homme ou femme est une classification réductrice qui ne permet pas à de nombreuses personnes d’être reconnues dans leur singularité. L’exemple le plus marquant est celui des personnes intersexes. 

Les personnes intersexes sont des personnes dont on ne peut identifier le sexe à la naissance. On n’en connait pas le nombre exact car ce sujet reste tabou et l’enfant est opéré dès la naissance pour cacher sa singularité. L’opération consiste donc à faire rentrer l’enfant dans la vision binaire (homme-femme) de notre société. Alors que cette réalité de l’intersexe pourrait permettre de revoir la théorie du genre binaire.

Le genre est donc une construction socio-culturelle avec des critères bien définis. Il s’agit pour les individus d’entrer dans l’une ou l’autre des catégories.

Par exemple, si vous croisez une personne dans la rue avec de la barbe et une poitrine. Votre esprit (qui a été éduquer à classer sur un mode binaire) ne va pas pouvoir faire avec ces deux informations car vous avez appris qu’une femme n’a pas de barbe et qu’un homme n’a pas de sein.

Pourtant certaines femmes ont de la barbe et se voient contraintes de la cacher. (C’est pourquoi actuellement dans notre culture, nous en voyons peu. Mais posez la question à une esthéticienne). Certains hommes ont de la poitrine et sont malmenés par leur groupe de pair pour cette particularité.

La construction sociale de genre maltraite.

En fait, la construction sociale des catégories de genres maltraitent une grande majorité de la population. Mais, nous sommes tellement entourés de cette maltraitance que nous ne la percevons plus.

Nous les femmes devons, pour être considérées de vraies femmes, être douces, élégantes, épilées…

Nous les hommes devons, pour être considérés comme de vrais hommes, être forts, indépendants, imposants, avec une belle carrure…

Et, l’on tente comme on peut de faire rentrer notre corps, notre comportement dans le critère social.

Au lieu de remettre en question notre mode de classification binaire, nous préférons maltraiter nos corps, réprimer certains comportements.

Parfois, il nous suffit de nous épiler pour rentrer dans le critère. Parfois, le prix est trop important et la personne à force de se soumettre à cette construction sociale, s’éloigne trop de ses ressentis, de son identité.

Il n’y a pas deux genres dans la nature.

Il y a deux genres dans la culture. Dans la nature c’est chacun son genre.

La personne transgenre est plus proche de la complexité de l’être humain. Il est plutôt rare d’être 100% homme ou 100% femme.

Le combat que mènent les transgenres pour être respectés dans notre société, n’est pas un combat de personnes transgenres. Il est un combat pour le droit d’être soi.

Il est un combat pour le droit d’être un individu dans toute sa complexité. Il est le combat de tous les individus qui désirent être des êtres humains libres de toutes dominations sociales maltraitantes.

isolementLa personne transgenre est malade :

Il est fréquent que la personne transgenre souffre de phobie sociale, d’anxiété, de dépression, …  Tous ces troubles ne sont pas directement lié au fait d’être transgenre mais seulement au fait de vivre de la discrimination.  C’est donc le rejet dont sont victimes les transgenre qui les rend malades.  En effet, les recherches montrent que les personnes transgenres qui bénéficient d’un entourage soutenant sont en bonne santé.

Références :

Budge, S. L., Katz-Wise, S. L., Tebbe, E. N., Howard, K. S., Schneider, C. L., & Rodriguez, A. (2013). Transgender emotional and coping processes: Facilitative and avoidant coping throughout gender transitioning. The Counseling Psychologist, 41(4), 601-647. doi:10.1177/0011000011432753

Budge, S. L., Adelson, J. L., & Howard, K. S. (2013). Anxiety and depression in transgender individuals: The roles of transition status, loss, social support, and coping. Journal Of Consulting And Clinical Psychology, 81(3), 545-557. doi:10.1037/a0031774

Sironi, F., Psychologies des transsexuels et des transgenres, Paris, Odile Jacob, 2011.

http://www.genrespluriels.be

Vidéo en anglais et en français :

http://www.genrespluriels.be/Being-a-trans-person-in-a-two

Pour toutes informations complémentaires :

Maltier Paule-Rita

0495/22.74.48

Centre Médical Cap-Santé

Avenue Albert 1er

1342 Limelette

Et si un problème de santé cachait une violence sexuelle ?

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Que vous le sachiez ou non, quelqu’un de votre entourage a, un jour, été victime de violences sexuelles.

Peut-être même vous-même.

Les violences sexuelles sont un fléau qui touche un homme sur six et une femme sur quatre, et ce principalement dans l’enfance. 

L’absence d’étude épidémiologique française de grande envergure contribue à l’inertie politique en matière de traitement et de prévention de telles violences.

Les conséquences médicales chroniques sont immenses sur le plan humain et estimées à plusieurs milliards d’euros par an.

L’objectivation de cet élément devrait permettre une écoute plus attentive des pouvoirs publics sur le sujet des violences sexuelles.

C’est pourquoi l’association Stop aux Violences Sexuelles, qui a mis en place une stratégie d’éradication de ces violences, conduit cette étude coordonnée par une équipe médicale, dont les résultats devraient être un levier important pour débloquer des budgets au titre du soin et de la prévention et faire conscientiser ce fléau au plus grand nombre.

Pour participer à cette étude, il convient d’adresser un mail à la coordinatrice des inclusions sur   svs.eme14.001@gmail.com 

 

Toute information sur Stop aux Violences Sexuelles

Maison des Associations, 23 rue Vernet, 75008 Paris

http://www.stopauxviolencessexuelles.com/

Victime d’abus sexuel

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Les abus sexuels, abus physique et psychologiques vécus durant l’enfance sont toujours destructeurs.  Surtout lorsque l’auteur des faits était une personne sensée protéger l’enfant. Surtout aussi lorsque l’enfant ne trouve pas de lien sécurisant où se confier et que personne n’est venu l’aider.  Le système de valeur, les liens affectifs, la confiance, le sentiment de sécurité sont mis à mal.  Souvent, l’enfant adopte une stratégie de survie qui va lui permettre de tenir le coup.  Ce système de survie deviendra ensuite le « handicap » de sa vie d’adulte.

Certaines personnes, par exemple, évolueront vers de l’hypersexualisation, d’autres vers de l’hyper vigilance avec incapacité de lier un lien affectif, d’autres encore vont surinvestir l’intellect et désincarner leur corps…

Ces personnes vont parfois ne pas se souvenir de l’événement pendant des années et le retrouver brutalement au détour d’une expérience rappelant l’effraction.

Le trauma laissera des traces et il sera nécessaire de rentrer en thérapie pour sortir de la survivance et entrer dans la vie.

Ce que je propose :

Un lieu d’écoute totalement confidentiel où je serai vigilante à garantir un lien de sécurité pour faire face à l’anxiété de la réminiscence du trauma.  Moment de parole mais aussi moment de retour à ce corps désinvesti dans le plus grand respect du rythme de la personne. 

1. Que dit la loi ?

En février 2006, lors d’une conférence interministérielle, les Ministres fédéraux, régionaux et communautaires ont adopté une définition unique des violences familiales ou violences conjugales qui nous offre un cadre de loi :

« Les violences dans les relations intimes sont un ensemble de comportements, d’actes, d’attitudes de l’un des partenaires ou ex-partenaires qui visent à contrôler et dominer l’autre. Elles comprennent les agressions, les menaces ou les contraintes verbales, physiques, sexuelles, économiques, répétées ou amenées à se répéter portant atteinte à l’intégrité de l’autre et même à son intégration socioprofessionnelle. Ces violences affectent non seulement la victime, mais également les autres membres de la famille, parmi lesquels les enfants. Elles constituent une forme de violence intrafamiliale.
Il apparaît que dans la grande majorité, les auteurs de ces violences sont des hommes et les victimes, des femmes. Les violences dans les relations intimes sont la manifestation, dans la sphère privée, des relations de pouvoir inégal entre les femmes et les hommes encore à l’œuvre dans notre société. »

Précaution : Dans le texte qui suit, nous employons le pronom « IL » Pour désigner le partenaire qu’il soit homme ou femme.

2. Vous rencontrez quelques uns des comportements ci-dessous ?

Il vous crie dessus ? Il vous insulte ? Il a des propos sexiste, racistes ?  Il vous surveille ?  Il vous suit partout où vous allez ?  Il est maladivement jaloux ?  Il vous critique de manière répétitive, directement ou via les enfants, votre entourage ?  Il critique votre travail, vos tenues, votre physique, vos amis ?  Il vous téléphone sans cesse ?  Il veut connaître tous vos faits et gestes ?  Il questionne les enfants sur votre emploi du temps, sur les personnes présentes ?  Il publie des commentaires sur vous sur internet ?  Il invite les autres à faire de même ?  Il colporte des ragots sur vous et vous fait passer pour folle dans votre entourage ?  Il vous humilie en public ou en privé ?  Il vous rabaisse, vous dénigre ?  Il menace de représailles ?  Il menace de se suicider, de tuer les enfants, le chat ?  Il vous isole, vous coupe de vos amis, votre famille ?…

->C’est de la violence psychologique.

 

Il contrôle vos dépenses ?  Il vous empêche de travailler ?  Il vous prend votre carte bancaire ?  Il ne paye pas les pensions alimentaires ? …

-> C’est de la violence économique.

 

Il s’en prend à des personnes, choses ou animaux importants pour vous ?  Il vous empêche de sortir de chez vous, il vous coince ?  Il vous serre les bras ?  Il vous bouscule ?  Il vous gifle, vous frappe ?  Il frappe dans les portes, dans les voitures, les objets ?  Il vous prive de médecin, de soins ?…

-> C’est de la violence physique

 

Il impose par la force ou par quelques autres moyens, les moments des relations sexuelles ?  Il ne respecte pas votre « non » ?  Il ne tient pas compte de votre désir ?  Il impose des pratiques sexuelles non désirées ?  Il profite de moment de fragilité pour prendre un rapport sexuel ?

->  C’est de la violence sexuelle

Quand l’événement a eu lieu, l’auteur vous culpabilise et minimise les faits.

Il peut vous dire :

« Tu m’as cherché, tu sais bien que moi quand on me met à bout ! », « J’étais bien obligé de faire l’amour, tu m’as déjà dit « non » hier.  Je t’aime, je ne comprends pas que toi, tu ne m’aimes pas. », « Tu vas pas en faire un plat », « Qu’est-ce que tu es immature », « Tu es complètement folle ma pauvre fille », « Tu es contre moi, tu ne m’aimes pas.  Tu fais tout pour m’humilier »…

-> Vous perdez totalement vos repères.  Vous vous remettez en question, vous cherchez à comprendre. Vous perdez confiance en votre bon sens, vos ressentis, vos émotions.  Vous sentez pourtant que quelque chose cloche.  Vous ne disposez pas d’un entourage qui valide vos perceptions ? Les seuls tiers restants sont contaminés par la vision de l’auteur.  Ils le soutiennent dans sa vision du monde.  Ils peuvent vous culpabiliser eux aussi.

3. Les conséquences sur la victime

Les victimes de ces violences souffrent de nombreuses conséquences.  Outre les conséquences physiques on note, des problèmes de santé chroniques (A titre d’exemple : maux de tête, troubles alimentaires, maux de dos, infections urinaires récidivantes…) des troubles psychologiques avec en priorité une perte de l’estime de soi et de la dépression, du stress, de l’anxiété, des attaques de panique, du désespoir allant jusqu’à des tentatives de suicide.

Il se peut également que la victime n’ait aucun symptôme si ce n’est le déni : déni des événements, déni de ses émotions, déni d’elle-même.   Cela permet à la personne victime de ne plus ressentir la souffrance psychologique que l’événement a créé.  Mais cela entretient la relation d’emprise.

Certaines victimes ne pouvant faire face à la souffrance psychologique engendrée par la violence conjugale adopte des comportements de fuite avec consommation d’alcool, de drogues ou de médicaments.

Les symptômes du syndrome de stress post-traumatique peuvent également se manifester avec sentiment de peur ou d’impuissance, cauchemars, évitement des lieux ou personnes associés au traumatisme, irritabilité, hypervigilance, réminiscence de l’événement traumatique.

L’isolement social, les troubles d’insertion professionnelle font également parties des difficultés des victimes de violence conjugale.

4. Comment en sortir ?

Pour sortir du cycle de la violence qui s’installe entre les partenaires du couple plusieurs solutions possibles.  Et, ces différentes solutions ont un point commun sortir de la logique du secret, mettre du tiers fiable dans la relation.

Je vous propose des séances individuelles totalement confidentielles pour faire le point sur votre situation, explorer ensemble les pistes de solutions, retrouver confiance en vos émotions, ressentis, limites, capacités, reprendre du pouvoir sur votre vie, réfléchir sur les stratégies de fuite en cas d’urgence, poser calmement la question du « rester à quel prix ? »  Comprendre comment fonctionne une relation d’emprise.

Cela ne signifie pas forcément de mettre en terme à la relation, plusieurs pistes sont possibles.  Nous envisagerons ensemble les différentes possibilités en fonction de votre parcours, de ce qui a déjà été tenté.       

 

Maltier Paule-Rita

0495/22.74.48

Centre Médical Cap-Santé

Avenue Albert 1er

1342 Limelette

et

Rue des Oeillets, 24

5020 Vedrin ( Namur )