1. La loi en Belgique :

Le viol se définit comme tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit et par quelque moyen que ce soit, commis sur une personne qui n’y consent pas.  Il n’y a pas consentement notamment lorsque l’acte a été imposé par violence, contrainte ou ruse, ou a été rendu possible en raison d’une infirmité ou d’une déficience physique ou mentale de la victime.

L’agression sexuelle se définit comme tous les autres faits dépourvus de pénétration.

La prescription est un concept général de droit qui désigne la durée au-delà de laquelle une action en justice n’est plus recevable.  Le délai de prescription est de 15 ans.  Si la victime est mineur, le délai de prescription commence à partir du jour où la victime a 18 ans.  Pourtant, la plupart du temps les victimes ne parviennent à parler que plusieurs dizaines d’années après les abus.  Le délai de prescription est dépassé et la victime n’est jamais reconnue comme telle par la justice.

2. Les conséquences des violences sexuelles :

Les conséquences psychologiques des sévices sexuels sont bien connues : anxiété, dépression, troubles obsessionnels compulsifs, troubles du sommeil, phobies, syndrome de stress post-traumatique, tentatives de suicide, suicide.

Les conséquences somatiques immédiates sont des lésions et des douleurs vaginales, anales, gastriques et abdominales. Elles peuvent être causées par de réelles blessures ou résulter de troubles psychosomatiques ainsi que des infections sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées.

Les conséquences somatiques à long terme sont moins connues et sous-estimées, bien qu’elles soient en partie liées aux atteintes psychiatriques : troubles du comportement alimentaire, dépendance aux drogues ou à l’alcool…  Troubles gastro-intestinaux, troubles musculaires et articulaires, troubles neurologiques, troubles gynécologiques, troubles nutritionnels et métaboliques (diabète, hypertension artérielle), troubles cardio-vasculaires, cancers, les maladies infectieuses, allergiques et auto-immunes.

Tout cela engendre une diminution des activités – scolaires, domestiques ou professionnelles une augmentation du nombre de jours passés au lit et de la prévalence des incapacités physiques.

Pour en savoir plus : Les conséquences des violences sexuelles  sur la santé physique – revue de la littérature, Thomas J. L. http://www.arsinoe.org/docs/Thomas%20JLT-2015-Revue%20du%20dommage%20corporel-Revue%20lit%20somatisation-droit-diffusion.pdf

Voici une échelle de l’état de stress post traumatique : http://www.eveil-formation.com/IMG/pdf/echelle_pcls.pdf

D’autre échelles sont à votre disposition sous l’onglet « psychologie, échelle de mesure » comme par exemple les Test d’anxiété de Spielberger, de dépression de Beck et l’Echelle d’estime de soi de Rosenberg.

 

 

 

 

 

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